Parc éolien du Camélia : mise en service d’un projet de 18,7 MW intégrant des innovations bas carbone et environnementales
H2air a annoncé la mise en service du parc éolien du Camélia, situé à Reboursin (Indre). D’une puissance installée de 18,7 MW, ce projet contribue à la transition énergétique du territoire tout en intégrant des solutions techniques innovantes en matière de réduction d’empreinte carbone et d’impact environnemental.
Fondations bas carbone : une première pour la région Centre-Val de Loire
Le chantier, supervisé par notre filiale H2air PX, se distingue par le coulage de fondations en béton sans clinker pour les six éoliennes du parc, en partenariat avec Hoffmann Green. Spécialiste de la décarbonation du secteur de la construction, Hoffmann Green développe des ciments innovants « 0 % clinker » permettant de se passer de la phase de cuisson à très haute température, principale source d’émissions de CO₂ du ciment traditionnel. Le matériau ainsi obtenu garantit des performances mécaniques compatibles avec les standards du génie civil.
Une réduction significative des émissions de CO₂
L’utilisation de ce béton sans clinker permet une réduction substantielle de l’empreinte carbone des fondations. Les émissions du béton mesurées pour ce chantier sont de 593 tonnes CO₂ (au lieu de 1 430 tonnes pour un béton traditionnel). Soit une réduction de 59 %. Ce procédé illustre le rôle clé des matériaux dans la décarbonation des projets d’énergie renouvelable.
Un balisage lumineux à impact réduit
Le parc du Camélia intègre également un système de balisage lumineux à faisceau vertical. Ce balisage est conforme aux exigences aéronautiques françaises et tient sa particularité à
- une intensité lumineuse dirigée vers le ciel assurant la visibilité des avions
- une intensité fortement réduite vers le sol, limitant les nuisances
Cette configuration permet de réduire l’impact visuel pour les riverains et limiter la pollution lumineuse nocturne avec une potentielle diminution des perturbations sur la biodiversité (oiseaux, insectes, chauves-souris).
Vers des projets éoliens à faible empreinte globale
Avec le parc éolien du Camélia, H2air illustre l’évolution des projets d’énergie renouvelable vers une véritable prise en compte des impacts environnementaux locaux par la réduction de l’empreinte carbone des infrastructures.
Le parc éolien du Camélia comprend 6 éoliennes Vestas V150, d’une puissance unitaire de 3 MW et d’une hauteur de moyeu de 125 mètres avec un rotor de 150 mètres de diamètre. Avec une production annuelle attendue de 58 700 MWh, ce parc approvisionnera l’équivalent de 18 300 foyers en électricité décarbonée (hors chauffage).
Initié en 2013 en concertation avec les élus locaux, le projet a été autorisé en 2016. Les travaux ont démarré en avril 2025 pour une mise en service en juillet 2026.
Le béton sans clinker
Le clinker est le composant principal des ciments classiques. Il est obtenu en chauffant du calcaire et de l’argile à très haute température (~1450°C), une étape très énergivore et fortement émettrice de CO₂, lié :
- au chauffage
- à la transformation chimique du calcaire qui libère du CO₂
Dans un béton sans clinker, ce composant est remplacé par d’autres matériaux qui jouent le même rôle de liant. La fabrication se fait via une « réaction » chimique : le ciment est fabriqué « à froid » en mélangeant ces matériaux alternatifs avec des activateurs chimiques. Le béton ainsi obtenu possède les mêmes fonctions qu’un ciment classique. Un béton sans clinker est donc un béton « bas carbone ». Il réduit fortement l’empreinte carbone des fondations d’éoliennes tout en conservant des performances mécaniques élevées.
Le balisage vertical
Les éoliennes sont équipées d’un balisage réglementaire, en raison de leur hauteur. Il s’agit d’un flash qui clignote en
- blanc la journée et au crépuscule
- rouge la nuit d’être visible depuis toutes les directions pour assurer la sécurité aérienne.
Le balisage vertical est un système de balisage lumineux pour éoliennes conforme aux normes aéronautiques françaises. Sa particularité est d’émettre une lumière très intense vers le ciel pour être bien visible par les avions, mais beaucoup plus faible vers le sol.
Résultat : la sécurité aérienne est garantie tout en réduisant fortement la pollution lumineuse grâce à un faisceau “orienté vers le haut”.
En réduisant fortement la luminosité au niveau du sol, la solution limite :
- l’impact visuel pour les riverains
- les impacts sur la biodiversité nocturne : limitation des perturbations pour les espèces sensibles à la lumière.